Le marché immobilier en Centre-Val de Loire attire de nouveau l’attention. Pas partout. Pas de la même façon. Mais assez pour que beaucoup d’acheteurs reposent la question simple : où acheter devient-il intéressant ?
La réponse dépend du budget, du type de bien, du besoin de mobilité, du projet de vie. Elle dépend aussi de l’état du logement. En centre-ville. En périphérie. Dans l’ancien. Avec travaux. Pour habiter. Pour louer. Pour revendre plus tard.
Dans cette région, Tours, Orléans, Blois, Chartres n’offrent pas la même lecture. Certaines villes restent tendues. D’autres deviennent plus accessibles. Certaines zones offrent encore de vraies marges de négociation. D’autres séduisent surtout par leur potentiel locatif ou leur capacité à valoriser une maison à rénover.
Immobilier en Centre-Val de Loire : où acheter devient-il intéressant ?
Un marché régional plus nuancé qu’il n’y paraît
Le Centre-Val de Loire n’est pas un bloc homogène. C’est même l’inverse. Entre une ville universitaire, une préfecture bien connectée, une ville patrimoniale et une agglomération plus accessible, les écarts sont réels.
Le point commun reste l’attrait de la région pour les acheteurs qui cherchent un meilleur équilibre entre prix, qualité de vie, accès aux services et potentiel de projection. On y trouve encore des maisons avec jardin, des appartements anciens bien placés, des biens à rénover, des petites surfaces à louer facilement.
Pour un acheteur, le vrai sujet n’est pas seulement le prix affiché. C’est le rapport entre prix, état du bien, tension du quartier, capacité de revente. C’est là que l’achat redevient intéressant.
Les chiffres disponibles au 1er août 2026 montrent d’ailleurs quatre situations assez différentes. Tours reste nettement la plus chère. Orléans présente actuellement la trajectoire la plus régulière. Blois conserve le ticket d’entrée le plus faible. Chartres devient particulièrement intéressante à observer sur les maisons, dont les prix ont davantage corrigé.
| Ville | Appartement 2026 | Évolution 1 an | Évolution 5 ans | Maison 2026 | Évolution 1 an | Évolution 5 ans |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Tours | 3 100 €/m² | -1,0 % | -0,1 % | 3 800 €/m² | +5,7 % | -0,2 % |
| Orléans | 2 700 €/m² | +1,7 % | +2,7 % | 2 900 €/m² | +1,8 % | +1,9 % |
| Blois | 1 800 €/m² | -0,8 % | +9,1 % | 1 900 €/m² | -3,4 % | 0,0 % |
| Chartres | 2 400 €/m² | -0,2 % | +2,0 % | 2 600 €/m² | -5,2 % | -5,5 % |
Source des valeurs et évolutions : estimations des Chambres interdépartementale des notaires du Val de Loire pour l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et le Loiret ; Chambre interdépartementale des notaires de l’Ouest parisien pour l’Eure-et-Loir.
Tours et Orléans : deux marchés urbains, deux logiques d’achat

Tours et Orléans concentrent une part importante de la demande. Elles restent les deux repères les plus lisibles pour qui veut acheter dans la région. Mais elles n’offrent pas la même mécanique.
Tours séduit par son image, son dynamisme, son centre-ville, ses quartiers recherchés, sa proximité avec Paris et son bassin d’emplois. Les biens bien placés y restent demandés. Les appartements familiaux, les maisons en première ou deuxième couronne, les petites copropriétés bien entretenues sont souvent les plus intéressants sur la durée.
Le niveau de prix confirme cependant que Tours joue désormais dans une catégorie nettement supérieure aux trois autres villes étudiées. Le prix moyen brut relevé par MeilleursAgents est de 3 016 €/m² pour les appartements, soit 3 100 €/m² après arrondi à la centaine supérieure, et de 3 729 €/m² pour les maisons, soit 3 800 €/m².
Pour mesurer ce que cela représente réellement, un appartement de 60 m² correspond théoriquement à environ 186 000 € sur notre base arrondie. Pour 80 m², on atteint 248 000 €. Une maison de 100 m² représente environ 380 000 €.
Mais le comportement récent des prix est étonnant. Les appartements ont baissé de 1 % sur un an et se situent pratiquement au même niveau qu’il y a cinq ans avec -0,1 %. Les maisons connaissent au contraire une forte progression récente de +5,7 % sur un an, tout en restant elles aussi pratiquement à leur niveau d’il y a cinq ans, avec -0,2 %.
Tours n’est donc pas simplement un marché « cher qui continue de monter ». La situation est plus subtile. Le prix d’entrée demeure élevé, mais cinq années n’ont pratiquement pas produit de progression moyenne sur ces deux catégories. La forte variation annuelle des maisons traduit une dynamique beaucoup plus récente.

Orléans bénéficie d’un positionnement stratégique. La ville attire ceux qui cherchent l’accessibilité vers l’Île-de-France, la présence d’emplois, une vie urbaine plus fluide que dans les grandes métropoles, un marché souvent plus rationnel que spéculatif. Pour un achat résidence principale, c’est une ville qui mérite d’être étudiée de près.
En 2026, son profil est même particulièrement intéressant car les évolutions sont beaucoup plus homogènes qu’à Tours.
Le prix moyen brut est de 2 601 €/m² pour un appartement et de 2 851 €/m² pour une maison, soit respectivement 2 700 et 2 900 €/m² après notre arrondi. Les appartements gagnent 1,7 % sur un an et 2,7 % sur cinq ans. Les maisons progressent de 1,8 % sur un an et de 1,9 % sur cinq ans.
Orléans ne présente donc ni forte envolée, ni forte correction dans ces données. C’est précisément ce qui la rend intéressante à comparer avec Tours.
En termes de budget, comptez théoriquement environ 162 000 € pour un appartement de 60 m², 216 000 € pour 80 m² et 290 000 € pour une maison de 100 m².
À surface identique, une maison de 100 m² représente donc environ 90 000 € de moins à Orléans qu’à Tours sur la base des prix moyens arrondis.
Dans les deux cas, l’achat devient intéressant quand le bien n’est pas sur-valorisé par son adresse seule. Un appartement ancien à rafraîchir, une petite maison de ville avec travaux, un bien en périphérie bien connecté peuvent offrir une meilleure marge de progression qu’un logement déjà rénové au prix fort.
Si vous hésitez entre ancien, travaux, rénovation légère, commencez par cadrer les travaux à vérifier avant achat. Cela évite de confondre opportunité et mauvaise surprise.
Blois : une ville souvent plus accessible, avec un vrai intérêt patrimonial

Blois attire un autre profil d’acheteurs. Ceux qui veulent une ville à taille humaine, un centre ancien vivant, des biens avec cachet, un budget parfois plus respirable que dans les pôles les plus tendus.
Le marché blésois peut être intéressant pour des acquéreurs qui cherchent un premier achat, une résidence principale, une maison de ville, un appartement ancien à moderniser. L’intérêt est souvent plus visible dans les secteurs où la demande n’a pas encore totalement comprimé les marges de négociation.
Les prix 2026 confirment surtout une chose : Blois est nettement la moins chère des quatre villes étudiées.
Le prix moyen des appartements est de 1 723 €/m², que nous arrondissons à 1 800 €/m². Pour les maisons, les 1 861 €/m² deviennent 1 900 €/m².
Un appartement de 60 m² représente ainsi environ 108 000 €. Pour 80 m², le budget théorique est de 144 000 €. Une maison de 100 m² tourne autour de 190 000 €.
L’écart avec Tours devient alors considérable.
Sur la même base moyenne, un appartement de 80 m² coûte environ 104 000 € de moins à Blois qu’à Tours. Pour une maison de 100 m², la différence approche 190 000 €.
Cela ne veut évidemment pas dire que les logements sont comparables. L’adresse, la demande, l’emploi, la nature du bien et la facilité de revente diffèrent. Mais ces ordres de grandeur montrent pourquoi Blois reste pertinente pour certains budgets.
Blois plaît aussi aux acheteurs qui veulent rénover sans partir sur un chantier trop lourd. Il y a encore des biens qui permettent un bon équilibre entre prix d’entrée et potentiel de transformation.
Pour ceux qui aiment les logements anciens, les volumes, les façades de centre-ville, Blois peut devenir une vraie piste. À condition d’analyser sérieusement le budget global. Achat. Travaux. Charges. Taxe foncière. Mise aux normes. Tout compte.
Les évolutions de prix apportent également une nuance importante.
Les appartements reculent de 0,8 % sur un an, mais ils restent 9,1 % plus chers qu’il y a cinq ans. Il serait donc faux de présenter ce segment comme durablement stagnant ou en recul.
Les maisons racontent une autre histoire : -3,4 % sur un an et pratiquement 0 % sur cinq ans.
Blois offre ainsi un paradoxe intéressant : c’est le marché le plus accessible en valeur absolue, alors que ses appartements ont connu la plus forte progression sur cinq ans des quatre villes étudiées.
Avant d’aller plus loin, il est utile de chiffrer le budget de rénovation à prévoir. C’est souvent lui qui transforme une bonne affaire en projet maîtrisé.
Chartres : un marché plus sélectif, mais encore rationnel par endroits

Chartres présente un profil intéressant pour ceux qui recherchent un marché lisible, une ville bien identifiée, une connexion correcte vers Paris, un cadre de vie stable. Le marché y reste plus sélectif qu’il n’y paraît.
Certains secteurs conservent une vraie valeur perçue. D’autres sont plus abordables. La ville fonctionne bien pour les acheteurs qui veulent sécuriser leur achat avec un niveau de risque modéré. On y trouve des appartements à usage de résidence principale, des maisons de ville, des biens en périphérie avec jardin.
Les chiffres 2026 obligent toutefois à faire une distinction très nette entre appartement et maison.
Un appartement vaut en moyenne 2 345 €/m², soit 2 400 €/m² après arrondi. Une maison atteint 2 577 €/m², soit 2 600 €/m².
Le budget indicatif ressort à :
- 144 000 € pour 60 m² en appartement,
- 192 000 € pour 80 m² en appartement,
- 260 000 € pour une maison de 100 m².
Sur les appartements, le marché apparaît effectivement assez stable : -0,2 % sur un an, mais encore +2 % sur cinq ans.
Le vrai changement concerne les maisons.
Elles reculent de 5,2 % sur un an et de 5,5 % sur cinq ans. Parmi les huit séries de prix appartement/maison étudiées ici, c’est la correction la plus nette sur cinq ans.
Cela ne signifie pas que toutes les maisons de Chartres perdent cette valeur. Une moyenne municipale agrège des biens très différents. Mais elle indique que le rapport de force n’est plus le même qu’en période de hausse rapide.
Le potentiel se situe souvent dans la périphérie proche. Les maisons à moderniser, les pavillons des années 70 à 90, certains secteurs moins centraux offrent encore des rapports qualité-prix intéressants pour des acheteurs actifs.
La correction moyenne des maisons peut même renforcer cet intérêt pour un acquéreur disposant d’un financement solide et capable de distinguer une simple remise à niveau d’une rénovation lourde.
Chartres peut devenir pertinente quand l’objectif est clair. Habiter avec un budget maîtrisé. Acheter pour louer dans une zone de demande régulière. Acheter un bien à transformer sans se lancer dans un chantier complexe.
Centre-ville ou périphérie : où l’achat devient-il le plus intéressant ?
La réponse est rarement identique d’une ville à l’autre. Mais une règle revient souvent : le centre-ville rassure. La périphérie permet parfois d’acheter mieux.
En centre-ville, vous payez l’adresse, l’accès aux services, la demande locative, la facilité de revente. C’est intéressant si le bien est bien placé, bien distribué, peu énergivore, immédiatement exploitable. C’est moins intéressant si le prix d’achat intègre déjà tout le potentiel.
En périphérie, vous récupérez souvent plus de surface, un extérieur, un stationnement, parfois un jardin. Les prix peuvent redevenir pertinents pour des familles, des télétravailleurs, des primo-accédants, des investisseurs qui misent sur la demande résidentielle stable.
Le bon arbitrage dépend du profil. Un jeune actif n’achètera pas comme une famille. Un investisseur ne regardera pas comme un résident principal. Un acheteur patrimonial cherchera la liquidité future. Un bricoleur cherchera la marge de création de valeur.
Les différences de budgets entre villes donnent une dimension supplémentaire à cet arbitrage.
Pour un appartement de 80 m², comptez environ :
| Ville | Budget indicatif 80 m² |
|---|---|
| Blois | 144 000 € |
| Chartres | 192 000 € |
| Orléans | 216 000 € |
| Tours | 248 000 € |
Pour une maison de 100 m², l’ordre reste identique :
| Ville | Budget indicatif 100 m² |
|---|---|
| Blois | 190 000 € |
| Chartres | 260 000 € |
| Orléans | 290 000 € |
| Tours | 380 000 € |
Ces budgets sont de simples applications des prix moyens arrondis et ne constituent évidemment pas une estimation d’un bien précis. Ils permettent en revanche de mesurer l’écart de pouvoir d’achat immobilier entre les quatre villes.
Si vous achetez pour revendre plus tard, pensez aussi à les travaux les plus rentables avant vente. Cela donne une bonne lecture du potentiel de valorisation d’un bien ancien.
Maisons à rénover : le segment où l’achat redevient souvent pertinent
C’est souvent là que le marché redevient le plus intéressant. Une maison à rénover peut compenser un prix d’entrée plus bas par un vrai potentiel de création de valeur. À condition de savoir ce que l’on achète.
Dans le Centre-Val de Loire, le stock de biens anciens reste important. Certaines maisons ont besoin d’une remise à niveau complète. D’autres demandent surtout une mise au goût du jour. Parfois, le différentiel de prix entre un bien rénové et un bien à travaux est suffisant pour absorber une partie du chantier.
Le vrai intérêt apparaît quand trois conditions sont réunies : emplacement correct, structure saine, budget travaux cohérent. Sans cela, le prix d’achat bas ne veut rien dire.
Les postes à surveiller en priorité sont connus : toiture, humidité, isolation, électricité, chauffage, assainissement. C’est là que se joue la rentabilité du projet.
Un bien ancien peut être une très bonne affaire. Mais seulement si l’état général est maîtrisé. Sinon, le chantier finit par manger toute la marge.
Les chiffres des maisons donnent ici quelques pistes.
À Chartres, la baisse moyenne de 5,2 % sur un an peut créer des situations intéressantes sur certains biens lorsque le vendeur doit tenir compte d’un marché moins favorable. À Blois, les maisons reculent également de 3,4 % sur un an et le ticket d’entrée moyen reste beaucoup plus bas.
À l’inverse, les maisons de Tours viennent d’enregistrer +5,7 % sur un an. Il faut donc être particulièrement rigoureux sur la comparaison des prix lorsque l’on recherche un bien à rénover dans ce marché. La rénovation ne devient intéressante que si la différence de prix avec le bien terminé reste suffisante.
Quel type d’acheteur a le plus d’intérêt aujourd’hui ?
Le primo-accédant
Le premier acheteur cherche souvent une ville accessible, une mensualité raisonnable, un bien simple à habiter. Dans ce cas, Blois et certains secteurs d’Orléans ou de Chartres peuvent offrir les meilleures portes d’entrée.
Les données de prix renforcent clairement le positionnement de Blois. À 108 000 € environ pour 60 m², le budget moyen théorique reste très inférieur aux 186 000 € nécessaires à Tours pour la même surface sur la base des prix arrondis.
Cela laisse potentiellement davantage de latitude pour financer une rénovation, conserver de l’épargne ou augmenter légèrement la surface.
La famille
La famille regarde la surface, l’école, la circulation, le jardin, le stationnement. La périphérie de Tours, certaines communes autour d’Orléans, plusieurs secteurs pavillonnaires de Chartres peuvent devenir intéressants si le bien n’exige pas trop de travaux lourds.
Il faut toutefois intégrer l’écart de prix entre les marchés.
Pour une maison de 100 m², notre référence moyenne passe de 190 000 € à Blois à 260 000 € à Chartres, 290 000 € à Orléans et 380 000 € à Tours. La différence entre Tours et Blois atteint donc 190 000 €.
Il ne s’agit pas de dire que Blois et Tours proposent la même chose. Mais pour une famille dont la priorité absolue est la surface et non l’adresse, cet écart justifie de comparer sérieusement plusieurs bassins de vie.
L’investisseur
L’investisseur vise la tension locative, la demande étudiante, la mobilité professionnelle, la facilité de relocation. Tours et Orléans restent des villes à étudier en priorité. Les petites surfaces, les logements proches des transports, les biens rénovés proprement sont souvent les plus lisibles.
Orléans apporte néanmoins un élément intéressant en 2026 : contrairement aux trois autres villes, aucune des quatre évolutions principales analysées ici — appartements et maisons sur un et cinq ans — n’est négative.
Cela ne suffit évidemment pas pour décider d’un investissement locatif. Rentabilité, niveau de loyer, vacance, charges et fiscalité restent déterminants. Mais cette régularité offre une lecture différente du marché.
L’acheteur bricoleur
Celui-ci a un avantage net. Il peut acheter un bien moins cher, rénover par étapes, créer de la valeur. C’est un profil particulièrement adapté aux maisons à rénover en périphérie, aux biens anciens à moderniser, aux logements avec un bon potentiel de redistribution.
La baisse récente des maisons de Blois et surtout de Chartres peut mériter une attention particulière pour ce profil, à condition que le prix demandé ait réellement suivi l’évolution du marché. Dans ce cas, mieux vaut cadrer dès le départ les travaux à vérifier avant achat pour éviter de sous-estimer les urgences.
Ce qu’il faut regarder avant de dire qu’un achat est “intéressant”
Le mot intéressant ne veut pas toujours dire pas cher. Un bien peut être intéressant s’il est bien situé, facile à louer, simple à revendre, ou transformable avec une enveloppe travaux réaliste. Voici les bons critères de lecture :
- prix au mètre carré face aux biens comparables du secteur,
- état réel du logement, pas seulement son aspect en visite,
- potentiel locatif si vous investissez,
- coût des travaux immédiats,
- facilité de revente dans 5 à 10 ans,
- présence d’un extérieur, d’un garage, d’un stationnement,
- qualité de la copropriété ou du bâti ancien.
Un bien intéressant est souvent un bien où l’acheteur voit encore des leviers. Pas un bien déjà optimisé par le vendeur. Pas forcément un bien parfait. Mais un bien lisible.
Il faut également éviter de comparer seulement les quatre moyennes municipales. À Chartres, par exemple, MeilleursAgents estime les valeurs tous types confondus à environ 2 612 €/m² dans Chartres Centre, contre 1 688 €/m² dans le quartier Madeleine. Une moyenne de ville masque donc nécessairement des réalités très différentes.
Même logique partout ailleurs. Deux appartements de 70 m² peuvent appartenir au même marché administratif tout en ayant des valeurs très différentes à cause de leur rue, de l’étage, de l’état de la copropriété, du stationnement, de la luminosité ou du DPE.
Les signaux qui montrent qu’on peut acheter au bon moment
Plusieurs signaux reviennent souvent sur les marchés qui se rééquilibrent : annonces plus nombreuses qu’il y a quelques mois, délais de vente un peu plus longs, écarts de prix plus marqués selon l’état du bien, négociation possible sur les maisons avec travaux, biens anciens qui redeviennent abordables par rapport au neuf.
Dans ces configurations, l’acheteur retrouve un peu de pouvoir. Il peut comparer. Visiter. Écarter plus facilement les biens mal placés. Négocier avec méthode.
Les évolutions 2026 donnent quelques indications supplémentaires.
- À Chartres, la baisse de 5,2 % des maisons sur un an mérite d’observer précisément les biens qui restent longtemps sur le marché. À Blois, la baisse de 3,4 % crée également un contexte différent de celui des appartements, qui restent largement au-dessus de leur niveau d’il y a cinq ans.
- À Tours, le signal est inverse sur la maison, avec +5,7 % sur un an. Pourtant, sur cinq ans, le niveau moyen est pratiquement inchangé. Cela illustre parfaitement pourquoi une évolution annuelle seule peut donner une vision incomplète du marché.
Ce n’est pas une invitation à attendre indéfiniment. C’est un rappel utile : le bon achat se joue sur le prix total du projet, pas sur le seul affichage de l’annonce.
Et pour la rénovation, il faut raisonner en coût global
Quand l’achat s’accompagne de travaux, le bon calcul est simple sur le papier, plus technique dans la réalité. Prix d’achat. Frais de notaire. Travaux. Éventuelles mises aux normes. Mobilier. Extérieurs. Imprévus.
Un bien qui semble abordable peut perdre son intérêt si la rénovation devient trop lourde. Inversement, un bien un peu plus cher, mais sain, bien placé, simple à mettre au goût du jour, peut être plus rentable sur la durée.
Prenons un cas simple. Une maison moyenne de 100 m² représente environ 190 000 € à Blois, contre 290 000 € à Orléans. L’écart initial est donc de 100 000 €.
Cette différence peut sembler énorme. Mais elle ne doit pas conduire à accepter n’importe quel chantier à Blois. Une rénovation lourde, des problèmes structurels et une mauvaise localisation peuvent rapidement absorber une partie de l’avantage.
À l’inverse, une maison ancienne saine qui nécessite essentiellement isolation ciblée, décoration, cuisine et salle de bain peut laisser une vraie latitude au propriétaire. La clé est là. Ne pas acheter une surface. Acheter un projet maîtrisable.
FAQ
Quels sont les secteurs les plus intéressants pour acheter en Centre-Val de Loire ?
Les secteurs les plus intéressants sont souvent ceux qui combinent accessibilité, demande locale, prix encore raisonnables et potentiel de valorisation. Les périphéries bien reliées de Tours, Orléans et Chartres méritent souvent une attention particulière. Blois peut aussi offrir de belles opportunités dans l’ancien.
En niveau de prix, Blois reste clairement la plus accessible des quatre villes étudiées, avec environ 1 800 €/m² pour un appartement et 1 900 €/m² pour une maison.
Faut-il privilégier le centre-ville ou la périphérie ?
Le centre-ville rassure pour la revente et la location. La périphérie donne parfois plus de surface et un meilleur rapport prix/prestations. Le bon choix dépend de votre profil. Résidence principale, investissement, projet familial, rénovation. Le temps de déplacement doit être intégré au raisonnement au même titre que la surface gagnée.
Les maisons à rénover sont-elles encore intéressantes ?
Oui, si le prix d’achat laisse une vraie marge pour les travaux. Il faut vérifier l’état structurel, l’humidité, la toiture, les réseaux, l’isolation. Sans cela, la bonne affaire peut vite se dégrader.
En 2026, la baisse moyenne des maisons à Chartres (-5,2 % sur un an) et à Blois (-3,4 %) peut créer certaines situations plus favorables à la négociation. Elle ne garantit cependant pas que tous les biens soient correctement positionnés.
Quelles villes du Centre-Val de Loire attirent le plus les investisseurs ?
Tours et Orléans restent les plus évidentes pour l’investissement locatif grâce à leur bassin de demande. Certaines zones de Chartres et de Blois peuvent aussi fonctionner selon le type de bien et la cible locative. Il faut comparer le prix d’entrée avec le loyer réellement envisageable et ne pas raisonner uniquement sur la progression passée des prix.
Quelle est la ville la moins chère entre Tours, Orléans, Blois et Chartres ?
Blois, nettement. Les appartements s’y établissent autour de 1 800 €/m², devant Chartres à 2 400 €, Orléans à 2 700 € et Tours à 3 100 €.
Pour les maisons, Blois reste également première en accessibilité avec environ 1 900 €/m², contre 2 600 € à Chartres, 2 900 € à Orléans et 3 800 € à Tours.
Où les prix résistent-ils le mieux actuellement ?
Tout dépend de la catégorie. Orléans possède la trajectoire la plus homogène, avec des hausses sur un an et cinq ans sur les appartements comme sur les maisons.
- À Tours, les appartements reculent légèrement alors que les maisons rebondissent fortement sur un an.
- À Blois, les appartements ont fortement progressé sur cinq ans mais corrigent légèrement actuellement.
- À Chartres, les appartements restent relativement stables alors que les maisons enregistrent la correction la plus importante.
Comment savoir si le budget total est cohérent ?
En additionnant achat, frais de notaire, travaux, ameublement, imprévus. Pour un bien ancien, il est prudent d’anticiper une marge. Le plus simple reste de partir du chantier réel, pas de l’intuition. Il faut surtout comparer deux biens à projet terminé, et pas seulement leurs prix d’annonce.
En résumé : où acheter devient-il intéressant ?

En Centre-Val de Loire, l’achat redevient intéressant là où le prix reste cohérent avec le potentiel. C’est souvent le cas dans certaines périphéries de Tours et d’Orléans, dans des secteurs accessibles de Blois, dans des zones plus rationnelles à Chartres. C’est souvent le cas aussi dans l’ancien à rénover, si le bien est sain et bien situé.
Les chiffres 2026 apportent néanmoins une lecture plus précise.
- Tours reste la ville la plus chère, avec environ 3 100 €/m² pour les appartements et 3 800 €/m² pour les maisons. Ses appartements ont légèrement reculé sur un an, alors que les maisons viennent de rebondir fortement.
- Orléans présente le profil le plus régulier. Les quatre indicateurs principaux étudiés sont positifs : appartements +1,7 % sur un an et +2,7 % sur cinq ans ; maisons +1,8 % et +1,9 %.
- Blois offre le ticket d’entrée le plus faible. Un appartement de 80 m² représente théoriquement environ 144 000 € et une maison de 100 m² environ 190 000 €. Ses appartements restent néanmoins en hausse de 9,1 % sur cinq ans, ce qui montre que prix accessible ne signifie pas marché immobile.
- Chartres est probablement le marché où les maisons méritent actuellement le plus d’attention côté acheteur. Avec -5,2 % sur un an et -5,5 % sur cinq ans, le contexte n’est plus celui d’une hausse généralisée. Les appartements restent beaucoup plus stables.
Le bon achat n’est pas celui qui semble le moins cher à première vue. C’est celui qui laisse une marge. Une marge de vie. Une marge de travaux. Une marge de revente. Une marge de location.
Si vous préparez un achat, commencez par la base. Analysez l’état du bien. Estimez le chantier. Comparez avec le marché local. Cette méthode simple évite bien des erreurs.
Vous préparez un achat dans la région ? Appuyez-vous sur les repères pratiques du site pour avancer sereinement. Vous pouvez aussi consulter le budget de rénovation à prévoir avant de vous positionner. C’est souvent le point de départ d’une décision solide.
Et si votre projet touche une maison ancienne, gardez en tête que le vrai bon plan immobilier n’est pas toujours le bien le plus visible. C’est souvent celui qui permet de construire un projet durable, réaliste, valorisable.
À retenir : dans le Centre-Val de Loire, acheter devient intéressant dès que le prix, l’emplacement et le potentiel de travaux se tiennent ensemble. Tours, Orléans, Blois, Chartres n’offrent pas la même stratégie. C’est justement ce qui crée des opportunités.

