Le marché immobilier en Bourgogne–Franche-Comté donne une impression de calme. Parfois même de pause. Après une phase de correction, beaucoup d’acheteurs attendent un vrai redémarrage. Beaucoup de vendeurs espèrent un rebond rapide. La réalité est plus nuancée. À Dijon, Besançon, Auxerre, la dynamique dépend surtout du type de bien, du niveau de travaux, du DPE, de la tension locale.
Dans cette région, les prix ne repartent pas tous au même rythme. Certaines zones tiennent mieux. D’autres restent en plateau. Les maisons anciennes bien placées résistent mieux que les biens énergivores. Les logements rénovés se vendent plus vite. Les biens à rafraîchir trouvent encore preneur, mais seulement si le prix colle au marché.
Voici une lecture claire du marché. Avec un angle concret. Pour acheter au bon moment. Pour vendre sans sous-estimer son bien. Pour investir sans se tromper sur la rentabilité réelle.
Si vous suivez déjà nos analyses régionales, vous pouvez aussi comparer avec où les prix repartent-ils ?, ou encore avec où les prix évoluent-ils le plus ? et où acheter devient intéressant ?.
Le marché immobilier en Bourgogne–Franche-Comté entre reprise et plateau
En Bourgogne–Franche-Comté, le marché immobilier donne des signes de reprise, mais pas partout et surtout pas de la même manière.
La demande existe toujours. Les acheteurs sont présents. En revanche, ils regardent davantage le prix, l’état du logement et les dépenses à prévoir après l’achat. Le temps où presque tous les biens trouvaient rapidement preneur s’est nettement calmé.
En 2026, trois situations apparaissent clairement :
- Auxerre affiche actuellement la reprise la plus nette,
- Dijon repart surtout sur les appartements,
- Besançon reste plus hésitante.
Cette différence est importante. Parler d’une hausse ou d’une baisse générale en Bourgogne–Franche-Comté n’aurait pas beaucoup de sens. Il faut regarder chaque ville et distinguer appartements et maisons.
Voici les principaux prix constatés au 1er août 2026 :
| Ville | Appartement | Maison | Tendance actuelle |
|---|---|---|---|
| Dijon | 2 800 €/m² | 3 300 €/m² | Les appartements repartent |
| Besançon | 2 500 €/m² | 2 700 €/m² | Marché encore hésitant |
| Auxerre | 1 700 €/m² | 1 900 €/m² | Reprise la plus nette |
Les prix sont arrondis à la centaine d’euros supérieure pour faciliter la lecture. La tendance sur un an permet de comprendre encore plus facilement ce qui se passe :
| Ville | Appartements sur 1 an | Maisons sur 1 an |
|---|---|---|
| Dijon | +3,6 % | -1,3 % |
| Besançon | -3,3 % | -0,5 % |
| Auxerre | +5,3 % | +0,9 % |
Source : Données 2026 des chambres des Notaires
Les quatre informations à retenir immédiatement :
- Auxerre enregistre la plus forte hausse des appartements : +5,3 % sur un an,
- Dijon retrouve une vraie progression sur les appartements : +3,6 %,
- Besançon reste en phase de correction,
- les maisons repartent moins franchement que les appartements.
La réponse à la question posée dans le titre devient donc assez simple. Oui, les prix peuvent repartir, et certains ont déjà commencé à le faire. Mais la reprise reste très différente selon les villes et le type de logement.
Les signaux qui vont dans le sens d’une reprise
Le premier signal est évidemment l’évolution des prix.
À Dijon, les appartements progressent de 3,6 % sur un an. À Auxerre, ils gagnent même 5,3 %. Ce ne sont plus de simples variations de quelques dixièmes de point.
D’autres éléments permettent de repérer un marché qui retrouve de la fluidité :
- des biens correctement placés qui trouvent encore rapidement un acquéreur,
- des prix qui remontent sur certaines catégories,
- des appartements rénovés qui se négocient moins fortement,
- des maisons anciennes saines qui conservent des acheteurs,
- une différence de plus en plus nette entre les bons biens et ceux qui cumulent les défauts.
Le deuxième signal est justement cette différence entre les biens faciles à vendre et ceux qui restent longtemps sur le marché. Un appartement propre, correctement placé et proposé à un prix réaliste garde des acheteurs. Une maison saine et sans gros travaux conserve également un avantage.
Le troisième signal concerne les maisons anciennes rénovées. Elles attirent les familles et les actifs qui veulent davantage d’espace sans devoir immédiatement engager un chantier important.
Les signaux qui confirment un plateau
Tout ne repart pas.
Besançon en donne un bon exemple. Les appartements y reculent encore de 3,3 % sur un an. À Dijon, les maisons perdent 1,3 %. Même Auxerre, qui affiche les meilleurs chiffres du comparatif, ne connaît qu’une progression de 0,9 % sur les maisons.
Les principaux signaux de faiblesse restent faciles à identifier :
- un prix demandé nettement supérieur aux biens comparables,
- plusieurs mois de commercialisation sans offre sérieuse,
- des baisses successives du prix de l’annonce,
- un mauvais DPE,
- une rénovation importante non intégrée au prix ;
- une maison nécessitant toiture, chauffage ou isolation,
- une copropriété avec des dépenses importantes à venir.
Le marché ne s’effondre pas nécessairement. Il trie davantage.
Dijon, Besançon, Auxerre : trois villes, trois logiques de prix

Comparer Dijon, Besançon et Auxerre est intéressant parce que les trois villes affichent aujourd’hui des niveaux de prix et des tendances très différents.
- Dijon est la plus chère.
- Besançon occupe une position intermédiaire.
- Auxerre est beaucoup plus accessible.
Mais la ville la moins chère est actuellement celle qui progresse le plus rapidement sur les appartements.
Dijon : les appartements repartent clairement
Dijon reste l’un des principaux moteurs immobiliers de la région. La ville profite de son statut de capitale régionale, de ses emplois, de ses transports, de son attractivité universitaire et de son centre-ville.
Les biens correctement placés disposent donc d’une demande importante.
- En 2026, le prix moyen brut est estimé à 2 800 €/m² pour un appartement.
- Pour une maison, la moyenne atteint 3 350€/m².
Mais la vraie information se trouve dans l’évolution des prix. Les appartements gagnent 3,6 % sur un an et 7,6 % sur cinq ans. Sur cette catégorie, il existe donc bien une reprise.
La situation est différente pour les maisons. Elles reculent encore de 1,3 % sur un an et se retrouvent pratiquement au même niveau qu’il y a cinq ans, avec une évolution de -0,2 %.
À retenir à Dijon :
- appartement : 2 800 €/m²,
- appartement sur 1 an : +3,6 %,
- appartement sur 5 ans : +7,6 %,
- appartement de 80 m² : environ 224 000 €,
- maison : 3 300 €/m²,
- maison sur 1 an : -1,3 %,
- maison sur 5 ans : -0,2 %,
- maison de 100 m² : environ 330 000 €.
Il ne faut donc pas dire simplement que « Dijon repart ».
Il est plus juste de dire que les appartements dijonnais repartent, alors que le marché des maisons reste beaucoup plus calme.
Le marché y reste profond et relativement facile à lire. Un bon appartement peut trouver rapidement un acquéreur. Un bien proposé trop cher ou nécessitant beaucoup de travaux risque au contraire de rester en vente.
Besançon : une demande réelle, mais des prix encore hésitants
Besançon présente actuellement une situation différente.
La ville attire grâce à son bassin d’emploi, ses universités et sa vie locale. La demande immobilière existe donc réellement.
Mais les acheteurs restent attentifs au rapport entre le prix demandé et la qualité du logement.
- En 2026, un appartement vaut en moyenne 2 500 €/m². Une maison atteint 2 700 €/m². Besançon reste donc moins chère que Dijon.
- Un appartement de 80 m² représente théoriquement environ 200 000 €. Une maison de 100 m² représente environ 270 000 €. Cela correspond à environ 60 000 € de moins qu’à Dijon pour une maison de même surface théorique.
À retenir à Besançon :
- appartement : 2 500 €/m² ;
- maison : 2 700 €/m² ;
- appartement sur 1 an : -3,3 % ;
- appartement sur 5 ans : +5,6 % ;
- maison sur 1 an : -0,5 % ;
- maison sur 5 ans : +3,5 % ;
- appartement de 80 m² : environ 200 000 € ;
- maison de 100 m² : environ 270 000 €.
Besançon n’est donc pas un marché qui s’effondre.
C’est plutôt un marché qui traverse actuellement une période d’hésitation après plusieurs années de progression.
Pour l’acheteur, cette situation peut être intéressante. Un vendeur qui demande encore un prix correspondant à une période plus dynamique peut devoir accepter une négociation.
C’est particulièrement vrai lorsque le logement nécessite des travaux ou possède un défaut important.
Auxerre : la surprise de 2026
Auxerre est la ville la plus intéressante à observer dans ce comparatif.
Elle est nettement moins chère que Dijon et Besançon.
Pourtant, c’est elle qui affiche actuellement la progression la plus forte.
Au 1er août 2026, le prix moyen d’un appartement est estimé à 1 610 €/m², soit environ 1 700 €/m² après arrondi.
Pour les maisons, la moyenne atteint 1 824 €/m², soit environ 1 900 €/m².
Un appartement de 80 m² représente environ 136 000 €.
Une maison de 100 m² représente environ 190 000 €.
Comparons avec Dijon.
Une maison théorique de 100 m² représente environ 330 000 € à Dijon contre 190 000 € à Auxerre.
La différence atteint donc 140 000 €.
Mais Auxerre n’est pas seulement moins chère.
Les appartements progressent de 5,3 % sur un an et de 10,8 % sur cinq ans.
Les maisons progressent de 0,9 % sur un an et de 3,9 % sur cinq ans.
À retenir à Auxerre :
- appartement : 1 700 €/m² ;
- maison : 1 900 €/m² ;
- appartement sur 1 an : +5,3 % ;
- appartement sur 5 ans : +10,8 % ;
- maison sur 1 an : +0,9 % ;
- maison sur 5 ans : +3,9 % ;
- appartement de 80 m² : environ 136 000 € ;
- maison de 100 m² : environ 190 000 €.
Auxerre est donc la seule des trois villes étudiées où appartements et maisons progressent actuellement tous les deux sur un an.
Cela ne signifie pas que tous les quartiers montent de 5 % ou que chaque appartement prendra automatiquement de la valeur.
En revanche, cela change la lecture du marché auxerrois.
Il ne faut plus simplement présenter Auxerre comme une ville bon marché où la demande serait très prudente. En août 2026, c’est au contraire le marché qui présente la reprise la plus homogène des trois.
Auxerre combine donc trois avantages intéressants :
- le prix d’entrée le plus faible ;
- la plus forte hausse actuelle des appartements ;
- une progression également positive des maisons.
La sélection du bien reste évidemment importante.
Une maison ancienne saine, bien entretenue et nécessitant quelques travaux ciblés peut être intéressante. Une maison nécessitant une rénovation complète doit être achetée avec une décote suffisante.
Les maisons anciennes restent le segment le plus surveillé
Dans la région, les maisons anciennes gardent une vraie force d’attraction.
Elles plaisent pour leur charme, leur volume, leur terrain et leur localisation dans des secteurs établis. Elles intéressent aussi les acheteurs qui veulent personnaliser leur logement.
C’est un segment particulièrement important en Bourgogne–Franche-Comté, où le bâti ancien reste largement présent.
Mais la maison ancienne n’est pas une catégorie unique.
Entre une maison saine à rafraîchir, une longère à rénover, une bâtisse en pierre à isoler et un pavillon des années 70 à remettre à niveau, les budgets n’ont rien à voir.
Ce que les acheteurs regardent en premier
Avant d’acheter une maison ancienne, les principaux points à vérifier sont :
- la toiture,
- les traces d’humidité,
- le chauffage,
- l’isolation,
- les fenêtres,
- l’installation électrique,
- l’état des murs et des planchers,
- la ventilation,
- l’assainissement lorsqu’il est individuel,
- les dépendances et leur état,
- le terrain et les éventuels problèmes d’écoulement des eaux.
Puis vient l’organisation du logement, circulation, luminosité du logement, nombre de chambres, dépendances, terrain, stationnement.
Une maison ancienne qui possède une bonne base technique rassure davantage. Elle réduit le risque de travaux imprévus et peut donc se négocier moins fortement qu’une maison présentant plusieurs problèmes.
Les biens à travaux ne sont pas exclus, mais ils doivent être bien calibrés
Les biens à reprendre trouvent encore des acheteurs.
Le problème n’est pas nécessairement le chantier.
Le problème apparaît lorsque le prix du bien ne tient pas compte du chantier.
Une maison proposée 20 000 € moins cher qu’un bien rénové n’est pas une affaire si elle nécessite 70 000 € de travaux.
Pour juger correctement une maison à rénover, additionnez :
- le prix d’achat,
- les frais d’acquisition,
- les travaux urgents,
- la rénovation énergétique,
- la cuisine et la salle de bain si nécessaire,
- les extérieurs,
- une marge pour les imprévus.
Le prix d’achat doit donc intégrer la remise aux normes, l’amélioration énergétique et les éventuelles réparations structurelles.
Pour aller plus loin sur ce point, consultez aussi rénover une maison ancienne : par où commencer ? et quels travaux vérifier avant d’acheter une maison ancienne ?.
Pourquoi les travaux créent de la valeur ?
Parce qu’ils réduisent les dépenses et les incertitudes pour l’acheteur suivant.Une maison ancienne correctement rénovée devient plus simple à habiter et plus facile à présenter lors d’une future revente. Les améliorations les plus faciles à comprendre pour un acheteur sont souvent :
- isolation des combles,
- menuiseries lorsque leur remplacement est nécessaire,
- chauffage cohérent,
- salle de bain modernisée,
- cuisine fonctionnelle,
- peintures propres,
- sols en bon état,
- ventilation correctement traitée.
En revanche, il faut éviter de dépenser sans rapport avec le marché local.
Une rénovation extrêmement coûteuse réalisée sur une maison située dans un secteur où les prix restent faibles ne sera pas automatiquement récupérée lors de la vente.
Le cas particulier des maisons anciennes en pierre
Dans la région, on rencontre aussi des maisons en pierre, des bâtis ruraux et des maisons de village.
Leur potentiel est important, mais leur rénovation doit être adaptée au bâtiment. Une mauvaise gestion de l’humidité ou une isolation inadaptée peut créer davantage de problèmes qu’elle n’en résout.
À l’inverse, une rénovation cohérente peut améliorer fortement le confort tout en conservant le caractère du logement.
Si vous envisagez ce type de chantier, consultez aussi isolation d’une maison en pierre sans la dénaturer et isolation toiture maison ancienne.
Les villes les plus stables ne sont pas toujours les plus chères

Les chiffres 2026 le montrent particulièrement bien.
Dijon est la ville la plus chère du comparatif. Pourtant, ses maisons reculent de 1,3 % sur un an.
Auxerre est la moins chère. Pourtant, ses appartements progressent de 5,3 % et ses maisons de 0,9 %. Le niveau de prix d’une ville ne suffit donc pas pour déterminer sa dynamique.
Regardons également les cinq dernières années :
| Ville | Appartements sur 5 ans | Maisons sur 5 ans |
|---|---|---|
| Dijon | +7,6 % | -0,2 % |
| Besançon | +5,6 % | +3,5 % |
| Auxerre | +10,8 % | +3,9 % |
Le prix d’entrée joue également un rôle.
- À Auxerre, une maison moyenne de 100 m² calculée sur notre prix arrondi représente environ 190 000 €.
- À Dijon, nous arrivons à 330 000 €.
Pour certains ménages, la différence change complètement la faisabilité du projet.
Faut-il acheter maintenant ou attendre un vrai rebond ?

La question est logique. Mais attendre que tous les indicateurs deviennent positifs peut aussi signifier acheter après une remontée des prix. Inversement, acheter uniquement parce qu’un marché baisse n’est pas une stratégie suffisante. Il faut regarder le projet.
En août 2026, la situation peut être résumée simplement :
- Auxerre : la reprise est déjà visible ;
- Dijon : les appartements repartent, les maisons pas encore ;
- Besançon : le marché offre potentiellement davantage de possibilités de négociation ;
- bien rénové et bien placé : marge de négociation généralement plus faible ;
- bien avec gros travaux : le prix doit intégrer réellement le chantier.
Pour une résidence principale, la durée pendant laquelle vous envisagez de conserver le logement compte beaucoup. L’état du bien et le financement sont également déterminants.
Pour un investissement, il faut ajouter le loyer réellement envisageable, les charges, les travaux, la fiscalité et le risque de vacance. Il n’existe pas un moment parfait valable pour tout le monde. Il existe surtout des biens correctement ou incorrectement valorisés.
Trois profils d’achat à distinguer
Vous recherchez une résidence principale avec peu de travaux :
- privilégiez une bonne base technique,
- vérifiez le DPE,
- évitez de surpayer uniquement une décoration récente,
- regardez la facilité de revente future.
Vous acceptez les travaux :
- négociez en fonction du chantier réel,
- obtenez des estimations avant l’achat,
- gardez une enveloppe pour les imprévus,
- distinguez rafraîchissement et rénovation lourde.
Vous investissez :
- vérifiez la demande locative locale,
- calculez les charges,
- surveillez le DPE,
- estimez la vacance possible,
- réfléchissez également à la revente.
Conseils pratiques pour vendeurs, acheteurs, investisseurs
Si vous vendez
Commencez par regarder la situation de votre catégorie de logement.
À Dijon, vendre un appartement dans un marché à +3,6 % sur un an n’est pas la même situation que vendre une maison dans un marché à -1,3 %.
Même logique à Besançon.
Avant la mise en vente :
- choisissez un prix cohérent ;
- réglez les petits défauts visibles ;
- présentez un logement propre ;
- rassemblez les diagnostics ;
- chiffrez les travaux importants lorsqu’ils existent ;
- mettez en avant les améliorations énergétiques déjà réalisées.
Pour choisir les améliorations utiles, consultez quels travaux sont les plus rentables avant de vendre une maison ? ainsi que home staging maison de campagne.
Si vous achetez
Ne regardez pas uniquement le prix au mètre carré.
Regardez ce que vous obtenez pour votre budget.
| Ville | Appartement 80 m² | Maison 100 m² |
|---|---|---|
| Dijon | 230 000 € | 330 000 € |
| Besançon | 200 000 € | 270 000 € |
| Auxerre | 138000 € | 190 000 € |
Entre une maison de 100 m² à Dijon et la même surface théorique à Auxerre, la différence atteint 140 000 €. Entre Dijon et Besançon, elle est d’environ 60 000 €.
FAQ
Les prix immobiliers peuvent-ils vraiment repartir en Bourgogne–Franche-Comté ?
Oui. Certains sont même déjà repartis.
- À Auxerre, les appartements progressent de 5,3 % sur un an et les maisons de 0,9 %.
- À Dijon, les appartements gagnent 3,6 %, mais les maisons baissent encore de 1,3 %.
- À Besançon, le marché reste actuellement plus hésitant.
Dijon est-elle plus dynamique que Besançon et Auxerre ?
Dijon reste la ville la plus chère et dispose d’un marché important.
Mais en termes de progression actuelle des prix, Auxerre fait mieux.
Ses appartements gagnent 5,3 % sur un an contre 3,6 % à Dijon.
Il faut donc distinguer la taille d’un marché de sa variation de prix.
Quelle est la ville la moins chère ?
Auxerre, nettement. Nous sommes autour de 1 700 €/m² pour les appartements et 1 900 €/m² pour les maisons, contre 2 500 et 2 700 €/m² à Besançon, puis 2 800 et 3 300 €/m² à Dijon.
Quelle ville repart le plus en 2026 ?
- Auxerre présente actuellement la reprise la plus homogène, puisque les appartements et les maisons progressent sur un an.
- Dijon connaît également une hausse importante des appartements.
- Besançon reste en phase de correction.
Les maisons anciennes se vendent-elles encore bien ?
Oui, lorsqu’elles correspondent au prix demandé. Une maison ancienne saine, correctement entretenue et sans gros problème technique conserve de vrais arguments. Une maison nécessitant une rénovation importante doit en revanche être suffisamment moins chère.
Le DPE influence-t-il vraiment le prix ?
Oui. L’acheteur intègre de plus en plus le coût futur du logement dans sa décision. Un mauvais DPE associé à un chauffage ancien et à des travaux d’isolation peut donc augmenter la négociation.
Faut-il attendre une nouvelle baisse avant d’acheter ?
Pas nécessairement.
- À Auxerre, les prix sont déjà en hausse.
- À Dijon, les appartements repartent également.
- À Besançon ou sur certaines maisons dijonnaises, la situation peut être plus favorable à la négociation.
Le bon moment dépend donc davantage du bien et de votre projet que d’une prévision générale sur toute la région.
En résumé
En Bourgogne–Franche-Comté, les prix commencent à repartir, mais pas partout.
La situation est finalement assez facile à comprendre.
Auxerre est la surprise de 2026. C’est la moins chère des trois villes et celle qui affiche actuellement la reprise la plus claire. Les appartements gagnent 5,3 % sur un an et 10,8 % sur cinq ans. Les maisons progressent également de 0,9 % sur un an.
Dijon repart surtout sur les appartements. Ils gagnent 3,6 % sur un an et 7,6 % sur cinq ans. Les maisons restent en revanche légèrement négatives.
Besançon reste plus hésitante. Les appartements perdent 3,3 % sur un an et les maisons 0,5 %. Mais les évolutions sur cinq ans restent positives, ce qui montre davantage une correction récente qu’un effondrement du marché.
Quel marché selon votre projet ?
- Budget le plus faible : Auxerre
- Plus forte hausse des appartements sur 1 an : Auxerre, +5,3 %
- Appartements en reprise : Auxerre et Dijon
- Marché actuellement plus favorable à la négociation : Besançon
- Maison de 100 m² la moins chère : Auxerre, environ 190 000 €
- Marché le plus cher : Dijon
- Projet avec travaux : intégrer rénovation et énergie avant de comparer les prix
Pour une maison de 100 m² calculée à partir de nos prix moyens arrondis, il faut environ 330 000 € à Dijon, 270 000 € à Besançon et 190 000 € à Auxerre.
Le choix dépend donc du projet.
- Dijon offre le marché le plus cher et une reprise visible sur les appartements.
- Besançon peut offrir davantage de possibilités de négociation actuellement.
- Auxerre combine un prix d’entrée beaucoup plus faible avec la dynamique de prix la plus positive des trois villes.
Les maisons anciennes restent intéressantes, mais leur état devient déterminant. Les travaux, le DPE, le chauffage, l’isolation et la toiture doivent être intégrés au budget avant de comparer deux biens.
La réponse à la question « les prix peuvent-ils repartir ? » est donc oui.
À Auxerre, ils sont déjà clairement repartis. À Dijon, la reprise concerne surtout les appartements. À Besançon, il faut encore attendre pour parler d’une véritable reprise générale.
Vous préparez un achat, une vente ou une rénovation en Bourgogne–Franche-Comté ? Consultez aussi notre guide sur le budget rénovation maison ancienne et celui consacré à la rentabilisation d’une rénovation de maison de campagne. Ils permettent de mieux chiffrer le projet avant de décider.


